Le Journal des objets connectés

TOMTOM :
une stratégie de diffusion Multicanale

TOMTOM : </br>une stratégie de diffusion Multicanale
décembre 20
11:15 2017

Il y a encore une vie avec la navigation et le GPS. TomTom, sans  renier ses origines, négocie très habilement le virage des wearables et du sport connecté.

Interviewé : Vincent Martinier, Directeur Marketing France de Tomtom

JDOC : Comment se porte globalement le marché du GPS et TomTom en particulier ?

VM : TomTom est principalement connu pour son activité « navigation », c’est ce qui constitue le cœur de notre notoriété. Mais il faut savoir que TomTom est également un acteur reconnu dans le monde de la cartographie. C’est un positionnement unique car nous en maitrisons toute la chaîne, en passant par l’outil de navigation, les outils d’information en temps réel, jusqu’au GPS en lui-même qui est en quelque sorte l’outil d’affichage final. En France, il s’écoule encore chaque année près d’un demi-million de GPS, selon GfK. Le marché est certes en recul par rapport au passé, mais les chiffres demeurent très significatifs ! Même si la navigation via le smartphone se développe, une population encore importante préfère le GPS traditionnel. En termes de parts de marché, nous représentons 60% en valeur et 55% en volume, ce qui fait de TomTom le leader européen.

 

JDOC : On a parfois l’impression que le marché du GPS est un peu moribond, ce n’est finalement pas le cas ?

VM : Effectivement, on perçoit parfois le GPS comme un segment issu du vieux monde, mais le futur de la navigation est plus que prometteur. Pensons par exemple à la voiture autonome, à la cartographie haute définition, etc. TomTom se concentre, en termes de développement, sur ces priorités, en travaillant avec tout l’écosystème des voitures autonomes (Mercedes, Renault et autres). Aujourd’hui, nous sommes en train de négocier ce virage…

JDOC : Qu’en est-il de la division Grand public de TomTom ?

VM : Elle représente encore 50% de notre activité. L’une de nos branches, consacrée au sport enregistre une croissance importante. Nous nous sommes positionnés sur ce segment il y a bientôt 6 ans avec, pour mémoire, différents partenariats sur les montres Nike. Nous avons ensuite développé des produits qui bouleversaient les codes du marché grand public en adressant des montres pour des utilisateurs qui ne soient ni des technophiles ni des athlètes de haut niveau. Nous voulions vraiment mettre la technologie au service du client. Nous avons ainsi proposé un bouton unique, un menu très simple, des bracelets colorés, des écrans larges, tout ce que le grand public attendait. Par la suite, nous avons été les précurseurs du cardio et de la musique au poignet, puis les trajets, etc. A ce jour, nous sommes vraiment reconnus comme une référence dans le secteur des montres de sport. Un segment très différent de celui des SmartWatch !

JDOC : Comment vos gammes sont-elles distribuées ?

VM : Nous avons déployé une stratégie multicanale. Nous avons d’abord misé sur les réseaux spécialisés dans le sport avec d’abord des indépendants qui souhaitaient développer le marché grand public, puis sur le réseau multisports avec des grandes enseignes bien connues. Enfin  de manière de plus en plus sensible les spécialistes de l’électronique grand public (FNAC, Darty, Boulanger) qui s’installent fortement sur le marché des montres de sport et connectées. Nous travaillons aussi de plus en plus avec les Hyper car le marché du sport connecté est vraiment devenu grand public. Nous avons mis en place les mêmes stratégies de distribution dans d’autres pays européens avec le même succès.

En misant sur le golf, le Fitness et autres, nous avons réussi à bien nous implanter sur le marché. En 2017, nous avons beaucoup fait évoluer le software tant dans nos montres que nos applications. Nous avons décidé de ne pas changer les gammes mais bien de les enrichir via de nouvelles fonctionnalités, en proposant  des mises à jour sur des produits qui peuvent avoir déjà deux ans. C’est un atout pour la distribution dont nous améliorons la rotation des stocks et la vendabilité des produits.

JDOC : Quelles sont les nouvelles fonctions que vous avez choisi d’intégrer ?

VM: Nous avons développé prioritairement ce que nos utilisateurs demandaient. Nous avons ainsi intégré l’autopause qui détecte le moment où un coureur s’arrête, pour ne pas fausser les statistiques. Je pense également aux notifications des appels ou SMS reçus sur la montre. En termes de sport à proprement parler, nous avons ajouté la notion d’âge physiologique qui est basé sur le cardio (en calculant la VO²Max, via un algorithme). La capacité respiratoire de l’utilisateur est calculée pour définir son potentiel d’entraînement idéal. Plutôt que de parler à nos utilisateurs de VO²Max, nous avons établi un indicateur d’état de forme très utile qui était réclamé par les utilisateurs : l’âge physiologique moyen. Cet âge est indiqué sur l’application et des exercices et programmes lui sont proposés sur la base de cet âge physiologique, afin de l’accompagner et lui permettre d’améliorer cette donnée. Les utilisateurs ne veulent plus se contenter de statistiques sur leur pratique sportive, mais veulent disposer de conseils, de recommandations. L’autre innovation phare, c’est la personnalisation des conseils que l’on peut apporter aux utilisateurs. Les programmes personnalisés sont un  atout  vraiment différenciant !

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