Le Journal des objets connectés

Electrolux : Plus qu’une image de marque, un savoir-faire !

Electrolux : Plus qu’une image de marque, un savoir-faire !
janvier 08
16:13 2018

Electrolux, la marque bientôt centenaire aborde les problématiques autour de la  connectivité avec pragmatisme  pour répondre aux vrais besoins des utilisateurs.

Interviewé : Pierre Perron, Directeur Général d’Electrolux Home Products France

JDOC : Electrolux est un nom qui naturellement résonne dans l’inconscient du consommateur français car vous êtes présent de longue date dans le monde de l’électroménager. Mais comment êtes-vous structuré aujourd’hui ?

PP : Electrolux est un groupe mondial dont le siège est implanté à Stockholm. Nous fêterons notre centenaire en 2019. Nous revendiquons une présence dans cinquante pays et un chiffre d’affaires qui avoisine les 13 milliards d’Euro. Nos produits sont distribués dans près de 120 pays. Nous nous appuyons aujourd’hui sur trois grandes activités clés. Pour le grand public, il y a ce qu’il est convenu d’appeler le gros électroménager ou Home Products (qui prend place dans les cuisines et les buanderies) et dont j’ai la charge pour le marché Français. Cette branche représente 75% de notre chiffre d’affaires. Nous avons également une activité « petit électroménager » qui représente environ 10 % de notre chiffre d’affaires et qui concerne essentiellement le soin du sol et le soin de l’air dans la maison. Enfin, nous avons une activité « Professionnelle » qui représente un peu plus de 10 % du CA et  porte sur l’équipement de cuisines pour les collectivités ou restaurants, ainsi que des solutions de lavage pour les laveries automatiques. Les 5% restants sont liés à nos activités de licences de marques.

JDOC : Qu’en est-il exactement d’Electrolux en France ?

PP : Electrolux emploie en France un peu moins de 500 personnes. Notre siège français est situé à Senlis . Il s’agit également d’un centre logistique, situé au nord de Paris. Nous disposons de 60 000 m² d’entrepôts. Enfin nous  avons trois sites industriels, l’un basé près de Troyes qui est dévolu aux produits de lavage professionnel et  un autre à Aubusson, dans la Creuse qui fabrique des produits de cuisson professionnelle. Nous exploitons un autre site de production, de taille plus modeste, basé dans la Drôme et dédié à la production d’éléments de cuisine professionnelle, à la demande. Ces trois usines produisent pour l’Europe.

JDOC : Quelles marques commercialisez-vous en France ?

PP : Il y a évidemment les produits de la marque Electrolux, mais aussi la marque AEG qui est positionnée sur le haut de gamme. Nous commercialisons également deux autres marques : FAURE et Arthur Martin, que nous avons relancée, il y a environ un an. Par ailleurs, Electrolux exploite d’autres marques sur certains autres marchés, lorsque cela a du sens localement.  Toutefois, en France nous nous concentrons sur deux marques stratégiques : Electrolux et AEG.

JDOC : Comment s’articule votre stratégie commerciale ?

PP : Nous sommes présents dans deux grands canaux de distribution en France : le canal électroménager et le canal cuisinistes. AEG et Electrolux sont référencées sur ces deux canaux avec des forces de vente dédiées. Nous sommes présents tant en pose libre que dans l’encastrable.

JDOC : Comment se comporte Electrolux sur le marché français ?

PP : Il est difficile de donner une situation globale car nous sommes actifs sur un grand nombre de catégories de produits. Pour résumer, je dirais que nous nous classons dans le TOP 3 avec des positions plus ou moins importantes en fonction des segments ? Nous sommes en situation de leadership ou de co-leadership sur les cuisinières, les tables de cuisson. Notre marque Electrolux est présente sur les quartiles Q2/Q3/Q4 et AEG de son coté  a un positionnement plutôt Q4. Le message d’AEG porte davantage sur l’innovation technologique et la précision. Celui d’Electrolux est davantage positionné Style de vie.

JDOC : Quelle est votre vision aujourd’hui de l’électroménager connecté ?

PP : Notre principe, c’est que tout part des besoins du consommateur. Nous ne sommes pas dans une logique de la connectivité pour la connectivité. La connectivité doit contribuer à lutter contre certaines frustrations. Elle doit être au service d’un besoin. 40% des consommateurs déplorent un manque d’information sur les programmes de lavage. Ils n’utilisent ainsi que partiellement le potentiel de leur machine. La connectivité doit nous permettre d’apporter davantage d’information grâce à l’application MyElectrolux qui prodigue des conseils sur le prétraitement des tâches par exemple mais apporter également une aide à la sélection des programmes en fonction du linge dans la machine etc. La mise en route à distance de la machine n’est en revanche pas une vraie demande des consommateurs, contrairement à l’ attente d’accompagnement dans l’usage. C’est ainsi que nous innovons en intégrant la connectivité à nos gammes. Dans le même ordre d’idée, nous avons un four connecté doté d’une caméra intégrée sous la marque Electrolux. Cette caméra fait sens car elle permet de surveiller les dix dernières minutes de cuisson de manière très fine, très précise avec le soutien de l’image produite par la caméra. La connectivité pour la connectivité n’a pas de sens, elle sera en revanche un succès  si elle apporte un bénéfice d’usage et c’est la voie que pour notre part  nous explorons

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